actualité : le 05 octobre 2007 formation sur la loi du 05 mars 2007 réformant la protection de l'enfance (voir article)
du 18 au 26 novembre 2006
Programme
Dimanche 19 novembre
La Fête des enfants
avec Themis
Centre Socio Culturel du Fossé des
Treize à Strasbourg de 11h à 18h
Lundi 20 novembre Coup de projecteur sur les droits des enfants
Centre Culturel de Neudorf
à Strasbourg à 20h
Mardi 21 novembre
Conférence débat
"Les enfants déplacés
et déportés"
Centre Culturel de Neudorf
à Strasbourg à 20h
Avec le BICE, la Cimade,Themis, les jeunes
ambassadeurs de l'Unicef
Du 20 au 22 novembre
La ville des Enfants
Centre Culturel de Neudorf
à Strasbourg
Les enfants concevront les façades des maisons
composant la ville des enfants, en déclinant les
thèmes importants qui fondent la convention
internationale.
Jeudi 23 novembre
Les enfants rencontrent
Fabienne Keller,
Sénateur Maire de Strasbourg
Salle des Conseils au Centre
Administratif de 9h à 11h30
Jeu de questions/réponses concernant
leurs actions en faveur des droits de l'enfant.
Samedi 25 novembre
Concerts de soutien
aux droits de l'enfant
"Gospel Kids"
Eglise Saint Pierre le Jeune à 20h
Entrée libre (plateau à la sortie)
au profit de l'Unicef du Bas-Rhin
et de l'Association Themis
« La ville des enfants » a été pensée comme un parcours de découvertes et d’apprentissages qui fait cheminer les enfants aux côtés des adultes, à la rencontre de leurs droits et de leurs responsabilités.
Les enfants ont pu rencontrer les institutions et les personnes ressources, chargés de ces apprentissages, prendre la parole et partager leurs visions.
Cette action a concerné 450 enfants, dont 135 enfants de CM1 et CM2 partenaires de la préparation du projet :
- une classe de l’école J.Fischart, quartier de la Meineau
- une classe de l’IRP « les mouettes du Rhin » du Port de Rhin
- deux classes de l’école de la Niederau du quartier de la Robertsau
- une classe de l’école Sainte-Anne du quartier Neudorf
Une information concernant la Convention Internationale des Droits de l’Enfant a été dispensée aux élèves par le biais d’interventions en classe avec l’exposition « tous les mois de l’autre ». Chaque classe a choisi un domaine particulier en vue d’une création d’une maison.
Chaque maison a été exposée le 17 et 18 novembre 2005 au Palais des fêtes de Strasbourg. Les thèmes proposés : - la maison des rêves (culture, loisirs, temps libre…)
- la maison de la justice (le respect des règles, la protection des victimes…)
- la maison municipale (l’organisation de la Ville, l’Etat civil…)
- la maison idéale de la santé (la prévention des maladies, les ressources santé…)
- la maison de la solidarité (aider d’autres enfants, l’aide aux plus démunis…)
Au sein de chaque maison plusieurs partenaires ont pris place afin d’expliquer leur travail et leurs missions aux enfants visitant la ville des enfants.
Les enfants ont préparé un compte rendu à Madame Fabienne KELLER, Sénateur, Maire de Strasbourg et à Madame Frédérique LOUTREL, conseillère municipale, à Madame Josiane BIGOT, présidente de Themis et à Monsieur Michel FERRY, président de l’UNICEF Bas-Rhin.
Après une présentation de leurs travaux et après un goûter offert par la Ville, ils ont pu questionner les adultes sur leurs missions.
Enfin, Madame KELLER a officiellement inauguré et visité avec les enfants la ville des enfants. Chaque classe lui a présenté et commenté sa création. Vous pouvez visionner une petite vidéo retraçant cet événement. Elle est au forma real player. Vous pouvez télécharger le player sur http://france.real.com/freeplayer_r1p.html. La qualité n’est pas très bonne mais vous pourrez entendre la présentation et les réponses faites par les professionnels.
La vidéo:
« La représentation de l’enfant en justice »
Formation organisée par Themis
Hôtel du département du Haut-Rhin, Colmar
Jeudi 26 janvier 2006
Réflexions autour de soi, l’autre et la Loi
dans l’accompagnement psychologique
et judiciaire d’un enfant victime
par Bertrand LOTZ
psychologue à l'association THEMIS
Dans le cadre de cette journée de formation sur la représentation de l’enfant en justice, il me semble intéressant d’essayer de mettre en relation la procédure judiciaire et l’accompagnement psychologique. Pour cela, j’aborderai le concept de loi et les liens entre soi et l’autre. Quelques vignettes cliniques concernant des situations de violences sexuelles tenteront d’illustrer mes propos.
Tout d’abord, la représentation de l’enfant en justice permet que celui-ci rencontre la loi et ceux qui l’appliquent. On peut considérer aussi que la justice et son institutionnalisation témoignent de l’appartenance de l’enfant à la communauté humaine, une communauté soumise à des interdits, à des lois. Ces interdits, dont les principaux sont l’interdit du meurtre et l’interdit de l’inceste, signifient que l’homme n’a pas tout pouvoir sur son semblable, que tout ne lui est pas possible et qu’un écart entre soi et l’autre doit être préservé pour garantir la liberté individuelle minimale.
Le fonctionnement de la justice permet donc la rencontre avec un représentant de la loi qui vient rétablir un écart entre l’agresseur et sa victime. Cet écart, cet espace permettant la circulation de la parole rappelle la fonction du tiers symbolique. Et ce tiers symbolique qui marque la différence entre soi et l’autre est aussi à considérer comme une loi psychique, une loi représentée par les figures du manque et de la perte.
En mettant l’accent sur la parole, l’accompagnement psychologique permet donc aussi une rencontre avec la loi. Cependant, au niveau psychologique, le tiers n’est pas représenté par une personne physique mais il se manifeste dans la structure même du langage, le langage contenant en lui-même quelque chose de l’ordre du manque et de la différence. Parler, c’est se différencier car c’est témoigner de sa subjectivité et de l’écart qu’il y a entre soi et autrui.
Toutefois, dans des situations de violences sexuelles et plus particulièrement d’inceste, la clinique nous montre que la distance entre soi et l’autre est fortement perturbée. Ce qui est de l’ordre de l’intimité peut se confondre avec ce qui est public,
l’individuel et le social peuvent se superposer et la sécurité psychique, empêchant de se sentir envahi par l’autre, peut disparaître. Le rapport à l’autre n’est alors plus référé à cet écart symbolique permettant de se différencier. Le flou de la limite entre soi et l’autre chamboule d’autant plus l’identité que cette confusion s’opère à plusieurs niveaux dans le contexte des agressions sexuelles : · Premièrement, sur le plan familial, il n’y a plus de différence entre le parent et l’enfant. Les propos suivants d’une jeune fille violée par son père l’illustrent. Elle disait de son père : « Il m’a confondue avec sa femme. D’ailleurs, il m’a dit qu’avant d’être sa fille, je suis une femme». Cela renvoie directement à la question des générations. L’inceste provoque la confusion des générations, annule la différence entre le géniteur et sa progéniture. L’adulte, en tant que modèle sécurisant, en tant que référent ouvrant aux rapports sociaux, perd cette place en imposant une relation sexuelle. · Au niveau corporel, la violence de l’abus sexuel vient nier l’autre dans le réel de son corps. Le corps n’est alors plus qu’un objet de plaisir et de jouissance sur lequel l’enfant n’a plus de maîtrise. L’abuseur prend possession du corps de l’enfant. Il n’y a plus de différence entre le corps considéré comme un objet manipulable et le corps considéré comme l’enveloppe physique d’un sujet singulier. · Dernier niveau, l’enfant victime voit son identité rejetée dans la mesure où sa parole n’est plus respectée dans ce qu’elle contient comme sens et comme valeur. La parole perd son rôle de mise à distance du réel car le réel de l’agression fait violence et empêche le travail de symbolisation propre à la parole. Au cours d’un entretien, une jeune victime me disait qu’elle se sentait envahie par la culpabilité et la honte que les autres lui renvoyaient. Elle ne pouvait plus sortir seule dans la rue car le regard des autres lui était devenu insupportable. Elle croyait être « démasquée » comme si tout le monde savait qu’elle avait été victime d’inceste ; de quoi se sentir doublement victime : de viol et du regard des autres. Par ailleurs, le vécu de cette jeune fille a été nié par sa famille. Les faits d’inceste passaient aux yeux de ses proches pour des futilités. D’après eux, il ne fallait quand même pas qu’elle oublie tout ce que son père avait fait de bien pour elle. Ici, dans le rapport de l’individuel au social, le discernement de la victime se trouve annulé par les dénégations de sa famille. Cependant, ce que la famille ne veut pas ou ne peut pas reconnaître de l’histoire de son enfant revient avec force dans l’obsession de la victime de croire que, pour un inconnu, le crime d’inceste se voit sur elle. On peut se demander si cette irruption du traumatisme dans le champ du social n’est pas l’expression inconsciente de la demande, voire du besoin de sa reconnaissance. Dans le domaine de la justice, on peut considérer que plusieurs personnes interviennent pour redonner à la victime une place dans la communauté humaine. Dans une approche psychologique, l’action de la parole a pour effet de créer des espaces de représentations personnels pour situer l’autre par rapport à soi et inversement. Dans la procédure judiciaire, la victime recherche la considération sociale de son histoire personnelle comme étant singulière et détachée de celle de son agresseur. D’un point de vue psychologique, le jeu de la parole favorise l’élaboration d’une histoire pour se reconstruire en tant que sujet. Un autre exemple concerne une jeune fille d’une dizaine d’années qui a été abusée par son frère. Cette jeune fille n’a pas pu se reconnaître victime devant la justice. Par ailleurs, l’emprise des dénégations de ses parents au sujet de l’agression était importante. Dans cette situation, la position de l’administrateur ad hoc s’est opposé au discours de la famille et à celui de l’enfant qu’il a représenté. D’un côté, l’institution sociale qu’est la justice a tenté de rétablir la parole, d’un autre côté, les enjeux familiaux ont entretenu l’indifférenciation en étouffant la parole singulière de l’enfant. On peut se demander si la difficulté de cette jeune fille à s’engager dans une parole personnelle est liée à l’absence de séparation psychique suffisante entre elle et ses parents. Aussi, cette absence de séparation a pu être renforcée par la répétition de l’agression. Répétition au niveau individuel (nombre d’agressions qu’a subies l’enfant) à laquelle s’ajoute la répétition dans la génération antérieure qui concerne, dans ce cas, la mère de la victime, aussi abusée dans sa jeunesse. Ce qui concerne les uns et les autres vient ainsi s’entremêler. Le travail de différenciation est alors d’autant plus délicat que les mécanismes de défense entretenant le secret sont importants. Cependant, on peut aussi considérer que la réponse de la justice puisse ouvrir une brèche dans la confusion des places et des discours. En donnant un statut particulier à l’agression au regard des témoignages et d’éléments biographiques des différentes parties, la justice peut aider la victime à ne plus s’identifier autant à son agresseur. Seulement, pour pouvoir se séparer de son statut de victime, celle-ci doit aussi faire l’expérience de la loi psychique en faisant acte de parole par et pour elle-même. La victime doit aussi redécouvrir cette idée d’écart qui est au fondement de la parole, redécouvrir que la parole peut donner du sens à ce qui est pourtant insensé ou impensable comme peut l’être le traumatisme d’une agression sexuelle. A ce stade, on pourrait penser qu’une victime de violences sexuelles se doit de parcourir deux chemins parallèles. L’un concerne la procédure judiciaire et ce qu’elle implique comme reconnaissance sociale, l’autre chemin correspond à l’exploration langagière et ce qu’elle implique comme inscription du préjudice dans une histoire personnelle. Ces deux chemins peuvent se soutenir l’un l’autre. L’intervention de la justice peut permettre à une victime de faire évoluer sa parole au sein d’un travail psychologique. D’un autre côté, l’accompagnement psychologique peut aider une victime à se positionner autrement face à la justice et au regard des autres en faisant l’expérience des différences de sens contenues dans sa parole. Mais cette élaboration de sens ne peut avoir lieu sans une certaine violence. Toutefois, dans le cadre judiciaire comme dans celui d’un travail psychologique, cette violence n’est plus vécue dans le réel du corps comme lors de l’agression, ni ruminée intérieurement et inlassablement comme dans les temps qui suivent. Cette fois, la violence est parlée, extériorisée et mise à distance dans une adresse à l’autre. Et comme cet autre est référé à la loi, cette mise à distance par la parole contribue à pacifier la violence et la haine. Et pacifier la violence et la haine est indispensable à une victime pour ne pas être complètement aliéné à l’autre ou dépendant de lui. Pour aider une victime à se séparer de son agression, le juge se réfère à la loi écrite (dans le code civile, le code pénal, entre autres). Le psychologue, lui, est référé à la loi psychique, celle du langage où la figure du juge n’est pas représentée en particulier. Le seul juge est la personne elle-même, seul juge pour décider de prendre en compte le sens de sa parole, seul juge pour accepter ou non l’exercice de la différence et du tiers symbolique. Je terminerai par les paroles d’une victime de viol dont l’auteur était son beau-père. Elle disait : « Je veux aller jusqu’au bout de la procédure pour qu’on reconnaisse ce que j’ai vécu. Et j’espère qu’après le procès, je pourrai me dire qu’avant, j’étais seule avec mon viol et que maintenant, c’est moi d’un côté et mon viol de l’autre. »
Un grand remerciement à madame Chantal CUTAJAR qui a acceptée de soutenir notre blog en parrainant sur son blog le colloque de Themis du 18 et 19 novembre.
Vous pouvez consulter son blog à l'adresse suivante ou dans la section liens permanents :
http://chantalcutajar.blogspirit.com/
Vous y trouverez une mine d'informations, des commentaires sur la thématique du blog : Enseignement, Droit, Politique, Europe, Citoyenneté : Vivre, c'est s'engager...
Les droits de l’enfant : un pari éducatif et politique
Josiane BIGOT Magistrat, présidente de Themis
Richard SANCHO ANDREO Directeur de Themis
Themis a été créée, il y a quinze ans à partir d’un constat largement partagé à l’époque par de nombreux professionnels de l’enfance : la difficulté pour un enfant ou pour un jeune d’accéder à la connaissance de ses droits. Nous pensions qu’ informer un enfant sur ses droits, lui permettre de donner son avis, protéger et promouvoir sa parole, était un acte éducatif pour le préparer à sa vie d’adulte. Ce projet s’est construit en croisant des regards, des pratiques, des connaissances juridiques, psychologiques, sociologiques et éducatives. Il s’est largement nourri de débats avec des élus, des professionnels de la justice, de l’école et du secteur associatif. Il s’est aussi largement attaché à rendre effective la convention internationale des droits de l’enfant.
Dans son préambule, la convention internationale des droits de l’enfant édicte qu’Il importe de préparer pleinement l’enfant à avoir une vie individuelle dans la société, et de l’élever […] dans un esprit de paix, de dignité, de tolérance, de liberté, d’égalité et de solidarité.
15 ans après, qu’en est-il du projet de Themis ? qu’en est-il de notre détermination pour que l’opinion de l’enfant soit portée et respectée et que l’on donne à l’enfant la possibilité d’être entendu dans toute procédure judiciaire ou administrative l’intéressant, soit directement, soit par l’intermédiaire d’un représentant ou d’un organisme approprié, de façon compatible avec les règles de procédure de la législation nationale.(article 12 de la CIDE alinéa 2).
Il apparaît avec du recul et dans le contexte des années 1990, que l’article 12 était celui qui permettrait de vérifier l’effectivité de la prise en compte de la parole de l’enfant. Pouvions-nous en rester à la proclamation des droits sans les rendre effectifs s’agissant d’un droit fondamental ?: celui de garantir à l’enfant qui est capable de discernement le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant, les opinions de l’enfant étant prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité (article 12 de la CIDE alinéa 1).
Sûrement pas, tant il est vrai qu’aujourd’hui ce qui fait obstacle à la socialisation de l’enfant et du jeune, c’est bien l’absence de repères et de règles partagés et respectés. Et pourtant nous savons que la connaissance du Droit, dans la réciprocité des droits et des obligations, est indispensable pour donner un cadre juridique, social et psychologique pour la protection et l’éducation. Le Droit organise aussi la liberté d’expression et d’information. Il donne aux citoyens, surtout aux plus vulnérables, un droit constitutionnel : celui d’être défendu dans le respect du contradictoire. Le recours au Droit est une référence objective à laquelle chacun peut se référer dans l’hypothèse d’une transgression. Le recours au Droit est un des leviers puissants qui réduit la violence orale et physique et permet la socialisation. Ainsi le projet de THEMIS est bien d’inscrire la parole de l’enfant dans un lieu référé à la loi avec une démarche éducative, prenant en compte l’histoire de l’enfant, son environnement familial, scolaire, social. Les aspects psychologiques sont essentiels dans cette démarche et l’écoute de sa parole dépendra de son âge, de sa souffrance et du traumatisme éventuel.
L’accès au droit à THEMIS va au-delà d’une information à la justice et ne se réduit pas à l’accès à la défense des droits des enfants et donc à l’accès au juge. Il ne s’agit pas par l’accès au droit de tomber dans le tout juridique voire dans la judiciarisation du lien social. D’autres voies peuvent être explorées : l’accompagnement éducatif, le soutien à la fonction parentale; la médiation parents-enfants, le soutien psychologique.
Mais l’accès au droit n’est qu’une des réponses pour protéger l’enfant et le faire accéder à son autonomie. Dans les dernières années, nous observons des évolutions qui fragilisent son environnement familial et social :
· La progression constante, depuis que la France s’est dotée d’outils d’évaluation, des enfants en danger dans les dernières années. · La progression, dans les enfants en danger, des mineurs victimes d’agression sexuelle. · La paupérisation des familles en France avec plus d’un million d’enfants vivant en dessous du seuil de pauvreté. · La dégradation des conditions de vie des familles les plus fragilisées, des demandeurs d’asile et des personnes étrangères en situation irrégulière, dont les mineurs représentent la moitié de cette population. · Les ravages de la pédo-criminalité sur internet. · La persistance de la délinquance des mineurs.
Si ces constats sont largement partagés par de nombreux responsables politiques de droite et de gauche et par les professionnels de l’enfance, il reste à engager un débat public sur les objectifs à atteindre. L’association Themis , modestement, y contribue en organisant un colloque les 18 et 19 novembre 2005 « pour les droits de l’enfant ; quelle éthique ».
responsabilité éditoriale :
Josiane BIGOT, Présidente de Themis
Pour tout renseignement vous pouvez contacter :
Hervé ZIPFEL, Permanent
merci à
Charles Truchet, Bénévole, pour son aide
36, rue Oberlin 67000 Strasbourg
tel : 03 88 24 84 00
fax : 03 88 36 48 75
3 boulevard de l’Europe 68100 Mulhouse
tel : 03 89 46 25 02
fax : 03 89 46 25 79
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Réseau National pour l'Accès au(x) Droit(s) des Enfants et des Jeunes
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Tél : 01 53 34 08 33